Culture libre et utopie technologique

Comme je l’avais annoncé, cet article aurait dû être la simple reprise d’un autre article publié il y a quelques années, sur une des multiples versions de mon blog. Mais la lecture de Christopher Lasch a profondément modifié mon point de vue. C’est à Cep, je crois, si j’ai bonne mémoire, que je dois la découverte du travail de Christopher Lasch. Et je l’en remercie. L’ensemble des citations non référencées a été emprunté au livre de C. Lash, La culture du narcissisme, édité chez Flammarion en 2006.

On s’étonnera très certainement de la tournure un peu inhabituelle de cet article. Son objet n’est pas directement la liberté logicielle. L’intention n’est pas perdre le lecteur dans des considérations annexes ou secondaires, en noyant le poisson, comme on dit. Il s’agit plutôt de l’éclairer autrement, pour sortir ou s’écarter de la stérilité des débats qui animent la communauté du libre, en élargissant un peu plus le champ de vision, la réflexion, en l’étendant à la culture, au "libre" comme phénomène ou manifestation culturelle.

Allons-y…

Il est une forme d’approximations bon marché qui circule, au sein de la communauté du libre, comme de la menue monnaie de singe. Elle est devenue si courante qu’on en viendrait même à se demander si les mots eux-mêmes ne sont pas devenus, par la force de l’usage, une forme de propriété personnelle idéalisée — qui ressemblent davantage à des béquilles ou des tuteurs — dont on tire une sorte de fierté.

Il est, en effet, assez ordinaire de parler de mouvement, à propos du "libre", même si, à bien y regarder, l’expression recouvre des entités de natures très différentes les unes des autres : associations, fondations, entreprises et autres satellites plus ou moins formels, voire des individus plus ou moins isolés. La notion de "libre" est, elle-même, employée avec un certain flou, plus ou moins volontairement ou consciemment entretenu, par oscillation entre une référence avec la licence logicielle et une notion plus ou moins générale par référence à un corpus légal plus ou moins précis (liberté d’expression, etc.).

Dans la société française d’aujourd’hui — et plus largement, la société occidentale —, tout semble fait pour entretenir l’illusion que la liberté ne supporterait aucune entrave. En guise d’illustration, on pourrait prendre des dizaines d’exemples dans la vie sociale en France (et plus au-delà) mais s’il en est un des plus caractéristiques de cette représentation erronée de la liberté, c’est bien le mouvement du libre.

Il est assez fréquent, en effet, de lire de la main même d’utilisateurs de systèmes d’exploitation (O.S.) et de logiciels libres, et même parmi les plus chevronnés, que leur liberté individuelle ne peut, fondamentalement, souffrir de se voir amputer de la possibilité d’installer ce que bon leur semble sur leur propre machine, y compris des programmes propriétaires ou privateurs. On a beau leur expliquer qu’il ne s’agit nullement de limiter leurs droits fondamentaux, que la liberté en informatique (ou dans quelque autre domaine de la vie sociale) n’est pas ce faux absolu, que la liberté logicielle, comme le concept même de liberté, est le produit d’une histoire, rien y fait. L’illusion bat son plein.

Je fais ce que je veux, comme je le veux.

Commentaire de Patrice publié sur Diaspora*, 21 octobre 2014.

Si cette erreur est si difficile à réduire, c’est très certainement parce qu’elle s’enracine très profondément chez l’individu. Cette incapacité individuelle à s’inscrire dans l’histoire, selon Christopher Lash, serait le reflet d’une société dominée par le sentiment de décadence ou de déclin (crise). La menace est devenue une préoccupation si banale et familière que plus personne ne semble aujourd’hui croire à la possibilité même de l’éviter. Nombreux sont ceux qui ont renoncé à changer la société (politique) et plus encore à la comprendre. Plus étonnante encore est la réaction face à l’imminence de l’apocalypse, comme le note Susan Sontag : dans le passé, l’anticipation apocalyptique fournissait souvent « l’occasion d’une désaffiliation radicale d’avec la société », tandis que, de nos jours, cette anticipation provoque « une réaction inappropriée », on l’accueille « sans grande agitation ». Une forme d’hallucination consensuelle.

Ce n’est pas le monde qui est perdu, c’est nous qui avons perdu le monde et le perdons incessamment ; ce n’est pas lui qui va bientôt finir, c’est nous qui sommes finis, amputés, retranchés, nous qui refusons hallucinatoirement le contact vital avec le réel.

Comité invisible, À nos amis, Éditions La fabrique, 21 octobre 2014.

C’est à un combat sans corps qu’il faut te préparer, tel que tu puisses faire front en tout cas, combat abstrait qui, au contraire des autres, s’apprend par rêverie.

— Henri Michaux, Poteaux d’angle, 1978.

L’utopie technologique et sa vision (confiante) du Progrès, dont le numérique est très certainement l’une des places fortes, sinon sa tête de pont, se combine, par une sorte de consubstantialité, à merveille avec ce sens de la fin : le culte du Progrès porte en lui, comme la nuée l’orage, le bouleversement perpétuel de l’existant, « la restructuration permanente de tout » (Comité invisible, ibid.).

Si la souffrance dégageait une énergie importante, directement utilisable, quel technicien hésiterait à ordonner de la capter, et à faire construire à cet effet des installations ?

Avec des mots de « progrès, de promotion, de besoin de la collectivité » il fermerait la bouche aux malheureux et recueillerait l’approbation de ceux qui à travers tout entendent diriger. Tu peux en être certain.

— Henri Michaux, Poteaux d’angle, 1978.

On peut, sans craindre le schématisme, ramener la norme progressiste tout entière à un seul impératif, un seul mot d’ordre, son antienne : un appel rhétorique au changement, et à la modernité et, n’ayons pas peur de le dire, dans sa version contemporaine et capitaliste (i.e., au service d’intérêts personnels et privés, voir à ce sujet l’entretien entre le philosophe Alain Badiou et l’économiste Thomas Piketty), une modernisation et une mondialisation aveugles et sourdes aux conceptions ou idées traditionnelles et vénérables (savoir-faire, artisanat, etc.). Une seule voie, une seule direction, un seul sens : une marche avant qui ne peut exister sans révolutionner constamment les instruments de production et l’ensemble des rapports sociaux, pour reprendre l’analyse de Marx.

La technologie jouant un rôle (symbolique et mystique) de réenchantement (polarité positive) dans une société qui se perçoit sur le déclin, proche de la fin (polarité négative). Guru du code, sanctuaire (à propos de la Silicon Valley), extrémiste un bon nombre d’expressions empruntées à la sphère religieuse, employées métaphoriquement dans la communauté du libre, soulignent ce rôle. L’une des représentations les plus abouties étant, très certainement, celle de RMS en Saint IGNUcius de l’église Emacs… à laquelle RMS se prête bien volontiers.

RMS Saint
Image extraite du site de RMS.

Le réseau offre, quant à lui, par sa fonction de liaison (voire de métaliaison), une localisation (lien de lieux, c’est-à-dire entre des pôles) pour la mise en scène et l’expression de cette tension (entre polarités) dans une forme religiosité immanente. Sur le réseau, dans le monde du libre, tout s’affirme sur un mode inclusif ou intériorisé : l’individu libriste se caractérise, d’abord et avant tout, par son niveau de conscience de la nécessité de reprendre le contrôle ou la maîtrise de lui-même dans une forme extensive de sa personnalité : sa machine et ses données. Dans son monde, tout ce qui advient (ou saurait advenir) doit être subordonné à cette outrance de la conscience de soi.

Une ArchLinux ce n’est pas simple. Moins simple qu’une debian, mais tu as le contrôle de A à Z de ton installation. Un grand jeu de légo ou de mécano…

Commentaire de Fred Bezies, sur l’article "La mite et le maître", 24 juin 2013.

Le monde du libre (se) nourrit (d’) une représentation assez grossière ou commune de ce qu’est un individu : une unité irréductible, distincte et (presque) autonome. On insiste beaucoup sur la liberté individuelle et sur la maîtrise de son environnement, on s’affirme ostensiblement sur un mode de relations (processus de socialisation) qui, pour se préserver, prend le caractère d’un combat (d’abord sur soi). Ce faisant, rares sont ceux à s’interroger sur l’appartenance à un ensemble humain plus vaste (le mouvement et plus au-delà) et sur cette relation d’inclusion et de détermination que l’un et l’autre entretiennent, à savoir le processus de socialisation (normes, modes d’organisation, etc.). Seule importe, le plus souvent, la (fausse, surtout aux yeux des autres) promesse d’une réalisation ou d’un accomplissement de soi. Les outils numériques offrant un formidable support (externe) pour l’expression de leurs fantasmes d’omnipotence et surtout une forme de rationalisation qui vient peupler leur univers d’images (de soi et d’objets) grandioses comme un merveilleux rempart au monde extérieur chaotique et incompréhensible sur lequel, le plus souvent, beaucoup d’entre eux ont renoncé à agir directement pour le changer (politique).

Petite astuce de pistage

Toujours en écho à mes derniers billets sur les polices fournies par Google, je vous propose une petite expérience visant à démontrer que l’on peut très facilement obtenir beaucoup d’informations sur le visiteur d’une page.

Pré-requis pour notre expérience :

  • Un serveur web, par exemple, Apache avec son module ‘rewrite‘ activé
  • l’extension pour php ‘php5-gd‘ installée et activée

Passons à notre petite expérience :

Téléchargez l’archive jointe à ce billet et décompressez-la à la racine de votre serveur web.

Maintenant, dirigez-vous vers http://localhost/fake_test/mer.jpg.
Que voyons nous ? Une jolie photo d’une île paradisiaque, et c’est tout ?

Regardons maintenant le contenu du dossier ‘fake_test‘ (en affichant les fichiers cachés) : Capture

Contre toute attente, le fichier ‘mer.jpg‘ est absent, par contre un fichier ‘island.jpg‘ est quant à lui bien présent. De même, un fichier ‘infos.txt‘, pourtant absent de l’archive est apparu.

L’astuce réside dans le fichier ‘.htaccess‘ qui re-érit l’url vers le fichier ‘mer.jpg‘ en forçant le chargement du fichier ‘fake.php‘. Ce dernier lit les informations relatives au serveur et les enregistre dans le fichier ‘infos.txt‘, puis lit et affiche le contenu du fichier ‘island.jpg‘.

Le contenu du fichier ‘infos.txt‘ n’a rien de magique en soit et je vous invite à le consulter. Je peux rapidement vous indiquer que l’on y trouve :

  • [HTTP_USER_AGENT] => l’empreinte technique de votre navigateur
  • [REMOTE_ADDR] => votre adresse IP (peut-être en local pour ce test)
  • [HTTP_REFERER] => d’où vient le visiteur (peut-être absent ici pour ce test)

Imaginez maintenant, comme tous les blogs fonctionnant sous WordPress font des appels aux polices hébergées par Google, et ce par défaut, et parfois dans l’ignorance totale des mainteneurs de ces blogs, le recoupement de ces informations permet facilement de pister les visiteurs de blogs en blogs. En gros, comme tout est centralisé, Google connait votre navigateur, votre adresse IP, le site que vous visitez. Imaginez l’enregistrement de toutes ses informations sur le long terme pour affiner votre profil…

Conclusion :

La technique utilisée est basique mais j’aurais fait la démonstration que l’on peut récupérer insidieusement des informations à un visiteur sans qu’il s’en rende compte.

Penser que des sociétés commerciales puissent nous offrir des ressources gratuitement sans aucune contre-partie n’est qu’un leurre. Sans tomber dans la paranoïa la plus totale, je vous invite à rechercher une solution à cette problématique qui sera l’objet d’un prochain billet.

Références diverses :

fake_test.tar

Techniques ancestrales de blogueur

Comme je l’ai déjà écrit, j’ai donné une interview chez Coreight, le jeu des questions réponses liées au blog vous force à réfléchir sur vos pratiques. Il m’est arrivé plusieurs fois par le passé d’expliquer un peu ma méthode, je pousse aujourd’hui l’exercice un peu plus plus loin puisque désormais je dois partager cet espace avec d’autres personnes.

Cinq fruits et légumes par jour

J’écris indifféremment à n’importe quelle heure de la journée, j’ai toutefois trois conditions qui me paraissent indispensables :

  • être en forme. Si je suis fatigué, je suis déconcentré, je peine à trouver les mots, j’ai du mal à écrire, j’ai tendance à regarder d’autres choses en même temps et me disperser. Cela peut paraître évident mais pourtant c’est à prendre en compte, quand l’esprit est vif, le billet est vite écrit, quand on est crevé, ça prend du temps.
  • être concentré. J’essaie d’écrire mes billets quand je suis seul, ma femme qui n’arrive pas à changer la cartouche d’encre, les enfants qui débarquent avec les devoirs, c’est autant de cassures dans le rythme, et c’est mauvais. De la même manière j’écris en musique, ce qui me permet de m’isoler des bruits qu’il peut y avoir autour si je n’écris pas seul.
  • avoir du temps. Sauf certains billets comme les bédés ou le cinéma où il peut m’arriver d’écrire à la fin de la lecture et du visionnage et de laisser le billet ouvert pour le prochain ouvrage, j’écris l’intégralité de mes billets d’un seul jet, c’est pour cela que les journées d’école, je n’écris quasiment pas ou le soir quand j’ai tout plié.

aura-shakaCyrille BORNE écrit un billet

Sources d’inspirations, marronnier, qui veut aller loin ménage son écriture

Pour moi un blogueur se doit bien évidemment de commenter l’actualité, car le blogueur a un avis sur tout mais surtout de présenter son expérience et ses réflexions personnelles. Le blog est d’ailleurs largement influencé par périodes, en fin d’années avec les corrections d’examen et le bilan de la période scolaire on trouve nécessairement beaucoup de pédagogie au mois de juin, Lordi de façon systématique au mois de septembre, le renouvellement de matériel ou les changements de distribution, mais aussi les événements ponctuels, l’achat par exemple d’un ZTE OPEN C a permis d’alimenter le blog pendant toute une partie du mois de juillet. L’idée à titre personnel c’est d’arriver à imposer une routine d’écriture, c’est d’ailleurs pour cela que vous avez droit de façon récurrente à des billets bédés, cinéma, poutre qui permettent de respirer car ils sont faciles à écrire et ne demandent qu’un travail de synthèse. Ils me paraissent toutefois important à deux titres, c’est un partage d’expérience, je sais que pas mal de gens lisent derrière ce que je présente car à force, on arrive à cadrer mes goûts et on peut savoir derrière ce qui plaira ou pas. Pour moi c’est un travail d’archivage qui me permet de savoir ce que j’ai lu, si c’était bien, c’est un bon travail de synthèse qui permet d’entretenir le cerveau, et il est à noter que je reviens régulièrement à mes billets techniques notamment qui me servent de référence quand j’ai oublié (sic t’es vieux). Au niveau des expériences personnelles, je pense qu’il ne faut pas avoir honte de recommencer un billet même s’il a des similitudes avec un autre écrit quelques années plus tôt ou même s’il dit complètement le contraire de ce que vous avez pu raconter. Le blog s’inscrit dans la durée, j’ai pu écrire des choses il y a 6 ans j’avais moins de 35 ans, la pensée s’est affinée, j’ai pu changer d’avis, et c’est d’ailleurs ici le principe du blog, voir l’évolution du personnage sur les années, je vous invite donc contrairement au conseil qu’on voit souvent, de ne pas retravailler vos anciens billets pour les mettre au goût du jour, mais de les réécrire car ils sont le reflet de la pensée d’une époque. En 2008 j’écrivais à propos des outils Google : ne pas les utiliser serait faire preuve à mon sens d’un vrai manque de lucidité au profit d’un intégrisme “libriste”. Même si Google est un géant, même si Google est intrusif, leur qualité, leur diversité, leur facilité d’utilisation fait qu’ils font partie des logiciels indispensables aux utilisateurs à fortiori si ceux ci désirent travailler en groupe. Voyez que le discours a radicalement changé et je fais désormais partie des intégristes libristes. Je pourrai supprimer le billet et me donner une espèce de cohérence mais ça n’aurait pas de sens, la cohérence dans le parcours, les événements qui font changer d’avis et qu’il faut bien sûr commenter.

De façon générale, il faut écrire le billet quand il est encore chaud, et je dirai même plus, il faut écrire les billets quand ils sont chauds, j’écris souvent plusieurs billets à la suite, il ne faut jamais hésiter à prendre de l’avance. Penser aussi à noter une idée de billet avant qu’elle ne s’échappe.

Va voir ailleurs si j’y trouve l’inspiration

Même si on a une vie riche, qu’on est narcissique, qu’on a des tas de choses à raconter, il parait évident qu’on s’intéresse au monde, on lit donc ailleurs pour donner différents types de billets. Une réponse, ce n’est pas forcément la première utilité à laquelle on pense mais c’est aussi cela bloguer, apporter une réponse aux interrogations d’un autre blogueur, parfois un billet contradictoire ou qui va dans le même sens, un complément parce qu’on pense que l’individu n’est pas allé assez loin dans son raisonnement. Ce type de billet va se faire de plus en plus rare car la blogosphère est en train de crever, ah non pardon, on m’informe qu’elle est crevée. Pas évident donc de faire une réponse là où il n’y a pas de question, pas d’opinion, et que les billets sont neutres, ne se contentent que de relayer une information comme c’est devenu le cas pour 90% des billets de presse informatique où donner une opinion c’est prendre le risque de se fâcher avec quelqu’un et perdre des partenaires. Ces sites conservent leur utilité car ils traitent de l’actu et que l’actu se commente, d’où billets de commentaires d’actu.

Ma façon d’organiser ma veille est simple, je prends mon agrégateur, Kriss Feed pour l’instant mais je vais certainement en changer, je parcours mes flux, si un titre de billet m’intéresse j’ouvre un onglet dans Firefox, je ne lis pas. Quand je suis arrivé à 0, je lis les articles que j’ai ouvert dans les onglets, je favorise ceux pour lesquels je pense que j’ai quelque chose à dire, je jette les autres dans diaspora*avec un commentaire. Si le développement est long j’écris un billet, sinon j’essaie de regrouper les billets sur la même thématique pour faire un billet plus large avec des éléments qui se recoupent entre les billets, le cas échéant un billet de veille qu’on voit chez les autres blogueurs sous la forme en vrac.

 A l’heure actuelle Kriss Feed ne me convient plus, il me faut des statistiques sur les sites que je consulte pour savoir si je dois aller chercher de nouvelles sources, en effet en faisant le ménage dernièrement, j’ai réalisé que certains sites n’étaient plus alimentés depuis plus de six mois. La difficulté dès lors c’est de trouver de nouvelles sources, diaspora* devient une source de plus en plus intéressante pour découvrir de nouvelles sources, dès qu’on découvre un blogueur, on regarde ses liens pour éventuellement trouver des gens qu’on connaît pas, il est important si vous souhaitez faire connaître vos amis de ne pas négliger la page des liens et de faire des backlink réguliers pour présenter leur actualité.

Screenshot - 18102014 - 12:19:33

Mon fichier opml : kriss_feed_20141018_134745.opml

Ils sont arrivés un matin par dizaines par centaines. Sur des monstres de bois aux entrailles de chaînes

Cette problématique est un peu spécifique au blog-libre car nous sommes un des rares blogs à écrire à plusieurs mains, avec la bande des Geexxx mais comme ils n’écrivent pas ça ne compte pas vraiment. Comme je l’explique au niveau de l’interview, pas de véritable problème interne, plus des soucis organisationnels quand ça bouchonne. De façon générale, nous calons des billets le matin à 8 heures, des billets qui n’ont pas nécessairement de lien avec l’actualité et qui peuvent paraître n’importe quand. Les billets “plus urgents” trouvent leur place à 14 heures pour qu’ils conservent leur sens. On essaie souvent de trouver une alternance entre les billets techniques et les billets plus légers, sauf quand un blogueur doit faire une série sur un thème qu’il veut voir à apparaître à la chaîne.

Globalement c’est reposant car l’alimentation du blog à plusieurs permet de voir venir. Le but toutefois n’est pas de bloguer individuellement chacun dans son coin mais au même endroit, mais bien de créer du lien entre tous, des passerelles entre nos billets. Il nous est arrivé avec Christophe pour exemple de tester le même service et d’en faire deux billets ou avec Cep de réaliser une série de billets sur Debian à deux.

WallpaperssfL’équipe du blog libre avant d’écrire un billet

Conclusion

Cet article pèse plus de 1500 mots, et m’aura pris deux heures, tout le monde ne peut pas le faire, je suis une vraie fontaine, il s’agit de l’illustration du plus important, écrire pour le plaisir, écrire sans se forcer, écrire sans calculer.

Nous avons mené ce type de billets conjointement sur plusieurs blogs, retrouvez les techniques :