Un petit script – 1

J’ai écrit un petit script qui ne casse pas 3 pattes à un canard.

#!/bin/bash

ip=$(dig +short myip.opendns.com @resolver1.opendns.com)
oldip=’86.87.88.89′

if [ "$ip" != "$oldip" ]; then
echo « Adresse IP WAN de $HOSTNAME : $ip » | mail -s « Changement d’adresse IP WAN de $HOSTNAME » root
fi

Je lance ce script via une tâche cron toutes les heures. Ça me permet de savoir si mon adresse IP WAN a changé car je m’auto-héberge et mon accès ADSL ne me donne qu’une adresse IP dynamique.

Ce qu’il y a d’intéressant dans ce script, c’est ceci :

dig +short myip.opendns.com @resolver1.opendns.com

La plupart du temps sur Internet vous trouverez une ligne du type :

curl -s checkip.dyndns.org | sed -e ‘s/.*Current IP Address: //’ -e ‘s/<.*$//’

curl ifconfig.me

J’ai toujours trouvé cette dernière commande très longue même si son point fort est de pouvoir la retenir aisément. Un simple time curl ifconfig.me me donne près de 9 secondes d’attente. Maintenant un time dig +short myip.opendns.com @resolver1.opendns.com me donne systèmatiquement moins de 0,6 secondes.

Quelques raisons de préférer dig pour le besoin de récupérer son adresse IP WAN :

  • Plus rapide
  • Ne nécessite pas de traitement pour le formatage de l’adresse IP à base de sed notamment
  • Les services DNS (tels que OpenDNS, ceux des fournisseurs d’accès à Internet) sont généralement plus stables et plus pérennes que les sites comme ifconfig.me

Source.

Tout ne va pas si mal dans le monde du libre

C’est vrai qu’ici j’ai souvent tendance à dire du mal du libre, à tirer sur cette brave ambulance, mais vous le savez j’aime décevoir.

  • La ville de Turin passe de XP à Ubuntu et réalise une économie de 6 millions.  L’idée est simple en fait, Windows XP arrive à expiration, plutôt que d’acheter des machines neuves et de repartir sur de nouvelles licences, on est un peu malin et on passe à Ubuntu. Ce n’est pas sans rappeler la ville de Munich qui est passée sous Linux, je vous rappelle d’ailleurs que son retour à Microsoft dont on a pu parler était une vraie fausse rumeur pour laquelle je ne trouve aucune confirmation.
  • On parle d’Emmabuntus sur le site très hardware et généraliste cowcotland, avec l’aspect caritatif qui va autour, c’est positif, et c’est d’autant plus positif qu’il n’y a pas d’actualité particulière pour la distribution, que le site a plutôt tendance à parler d’autre chose que des distributions Linux. Comptoir du Hardware avait déjà fait un article en évoquant HandyLinux, de nombreux de sites l’ont fait, c’est important au delà de la multitude de distributions Linux qu’on arrive désormais à faire la part des choses et mettre en avant les projets intéressants, qui ont du sens.
  • Le MX4 sous Ubuntu Touch de Meizu débarque en décembre 2014. Même si je me suis énormément moqué du edge, cela signifie qu’il y aura un nouvel OS libre dans la partie avec FirefoxOS ça fait deux, si on voulait rire ou être trop positif on pourrait dire avec Tizen trois (rires dans la salle). Finalement Ubuntu aura enfin réussi à placer un téléphone et avec lui c’est un peu Linux qui triomphe. Par contre contrairement à FirefoxOS qui s’installe actuellement majoritairement sur des téléphones bas de gamme, on est ici sur une base de plus de 5 pouces, du 1920, 2 Gigas de RAM, ce que je qualifierai comme du haut de gamme à plus de 200 €, c’est sûr que parler de haut de gamme avec des téléphones à plus de 1000 €, ça peut faire sourire, néanmoins le décalage par exemple avec un Open C est tellement énorme qu’on comprend qu’on ne s’adresse pas au même public. C’est un pari osé car mettre plus de 200 € dans un téléphone où l’on a aucun retour sur le système d’exploitation, tout le monde ne le fera pas, d’autant plus qu’on peut se payer du Firefox OS où on a quand même beaucoup plus de retour.
  • Toulouse gagne un million d’euros avec le logiciel libre ce qui prouve qu’il n’y a pas que les capitales européennes qui ont du nez.

Le libre ne va donc pas si mal, mais de quel libre parle-t-on en fait ? Il s’agit ici du gros libre, du libre professionnel ou du libre bien structuré comme c’est le cas pour Emmabuntus, et pas du libre artisanal. Le libre va continuer à se développer et pour une simple et bonne raison, la seule qu’on pourrait conserver d’ailleurs, l’économie conséquente qu’il fait réaliser à tout le monde durant cette période de crise. Le libre amateur quant à lui n’est pas à la fête, en France en tout cas, pour preuve la blogosphère, ce qui veut dire qu’il n’y a plus qu’une solution,

SE RASSEMBLER DERRIÈRE UNE BANNIÈRE LIBRE OH JE ME DEMANDE BIEN LAQUELLE ???

Raspberry Pi ce jouet pour enfant ou cet ordinateur mono-tache

Voilà le raspberry pi va quitter mon domicile. Je pourrai laisser sa chance à l’appareil puisque désormais on voit apparaître une nouvelle raspbian, qu’on sait qu’il n’y aura pas de nouveau pi avant trois ans, que les efforts vont être faits autour du software, mais je pense qu’on peut l’affirmer au moment où j’écris ces lignes, il n’y aura pas de solution d’auto-hébergement viable pour le raspberry pi. Même avec nginx, même avec des applications sans mysql, ça rame ce qui veut dire que pour moi c’est retour à la case départ.

Bientôt un optiplex de plus à la maison ce qui veut dire qu’on en revient quasiment au retour du serveur ITX à 200 €, il y a quatre ans. Les technologies ont évolué d’un point de vue hardware et d’un point de vue software. D’un point de vue hardware j’aurai pu opter pour un brix ou un nuc, pour profiter d’un encombrement réduit, d’un bruit minimum. Néanmoins ça voudrait dire acheter une machine neuve, ça voudrait dire aussi faire le deuil d’un espace disque conséquent que je possède déjà avec mes 4 To de disque dur dans mon NAS qui lui aussi va disparaître dans la foulée pour se ramener à un appareil unique. En quatre ans l’offre logicielle, elle aussi a drastiquement évolué, on a le choix entre deux ténors de l’auto-hébergement au travers de Owncloud et de Cozycloud qui n’existaient pas à cette époque. Si Cozycloud est très récent owncloud quant à lui date de 2010 période globalement où j’ai acheté mon ancienne machine. Avec un optiplex j’aurai donc une machine silencieuse, d’occasion, et qui embarque 4To de stockage. Au niveau logiciel, je ne me pose pas de questions, ce sera owncloud et toutes ses fonctionnalités ce qui couvre la majorité des besoins de mon auto-hébergement.

Le Raspberry Pi aura été une jolie découverte, et je sais désormais ce que ça vaut, à tous les niveaux, y compris financièrement. Pour une borne d’affichage c’est correct sans être parfait, c’est relativement lent mais la mise en place est instantanée, l’utilisation facile. J’avais un problème de résolution sur une vieille télévision HDReady, qui me balançait une résolution en 600 et des brouettes. On apprend que les télévisions HDReady c’est 720p pour une résolution en 1280. Sachez qu’il est possible de forcer la résolution du pi de la façon suivante :

il suffit de modifier le fichier /boot/config.txt qui contient les informations majeures sur le pi

et de forcer selon le lien suivant : http://elinux.org/RPi_config.txt

Pour ma part j’ai choisi :

hdmi_group=1
hdmi_mode=4

Ça passe directement sans aucun problème.

Le raspberry pi c’est bien mais pas pour tout faire, pas pour faire grand chose en fait, le tout c’est de le savoir.