De gandi.net à mon serveur sans iframe

Comme vous l’avez peut-être vu dans la section Liens du blog j’ai créé un petit portail à partir duquel je peux naviguer rapidement vers les services que j’utilise en ligne. Les pages du site sont générées à partir de mon serveur qui accède à internet via ma Freebox.

serveurPour me faciliter la vie et pour faire plus propre je ne voulais pas utiliser l’ip Free alors j’ai pris un nom de domaine chez Gandi. Tout ceci est en place depuis plusieurs mois. À l’époque j’avais faits pointer le nom de domaine vers mon serveur grâce à une redirection dite transparente. C’est vraiment facile à paramétrer et dès la validation ça fonctionne.

Il y a des trucs qui arrivent comme ça…Depuis un moment je voulais ajouter un favicon au site mais je ne savais pas quelle image utiliser. C’est en regardant ma photo de profil où j’ai deux yeux collés sur mon dos que j’ai trouvé, un œil ! bon, je sais que l’idée n’est pas super originale puisqu’elle existe déjà chez d’autres comme ici ou par exemple. Mais bon, cet œil à une histoire (…) alors il vaut la peine d’être utilisé en favicon.

oeilDonc, tout content d’avoir enfin trouvé un logo je me lance dans sa mise en forme et puis sa mise en place. Un petit tour sur StartPage, je trouve le code qui va bien, je l’adapte à ma situation ce qui donne ça :

link rel="icon" type="image/png" href="favicon.png"

Mais je ne vous apprends rien. En théorie un rafraîchissement de la page et le favicon devrait s’afficher. Et bien chez moi non,  il ne voulait pas s’afficher. Après plusieurs réécritures infructueuses de la ligne de code je me dis et si j’affichais le code source de la page. Et voilà (en gros) le résultat :

<html>
<head><title>www</title></head>
<frameset>
    <frame src= » »>
    <noframes>
      <p>Original location:
        <a href= »… »>
      </p>
    </noframes>
</frameset>
</html>

Une belle fenêtre qui me redirigeait les requêtes vers mon serveur. Malheureusement dans ces conditions le favicon ne pouvait être affiché.

Que faire dans ces conditions ? Pour éviter cette iframe tout en gardant le nom de domaine affiché proprement dans la barre d’adresse j’ai découvert assez rapidement qu’il fallait ajuster les DNS de son domaine chez son registrar, en l’occurrence chez Gandi. Pour cela c’est simple il suffit de se connecter dans l’interface d’administration d’ouvrir la section dédiée au paramétrage des DNS du nom de domaine souhaité, d’écrire les bonnes informations dans un fichier de zone non activé. Puis de l’activer.

Je vais détailler un peu ce que j’ai faits. Premièrement j’ai supprimé toutes les redirections. Puis j’ai créé des redirections du type A qui ont pour effets de rediriger l’adresse liée à la zone vers une adresse de son choix (mon serveur). Avec les options suivantes :

  • @ redirigera l’adresse sans sous-domaine comme http://adresse.fr
  • www redirigera l’adresse en http://www.adresse.fr
  • * redirigera l’adresse (vers la page d’accueil) quelque soit le sous domaine http://toto.adresse.fr

Ce qui est un peu frustrant avec cette méthode c’est qu’elle n’est pas instantanée. Le tant que tout ceci se propage j’ai attendu 2h15. Et j’avoue que c’était aussi une erreur que j’avais faite auparavant. En ne voyant aucun changement tout de suite après la validation de la zone, je revoyais mes paramètres et forcément ça ne changeait jamais rien :-(.

N’étant pas vraiment expert je ne sais pas si cette méthode est la meilleure. Mais elle a le mérite de faire ce que je veux, afficher mon favicon :-p

http://www.youtube.com/watch?v=neCt6KGV21M

Ouverture officielle du framasphère

La récente apparition de Ello l’anti-facebook qui finira dans un carton au bout de six mois, pour les raisons que l’on sait, ils finiront par piller les données car il faudra bien gagner de l’argent aura eut un effet particulièrement bénéfique, évoquer l’échec diaspora* et par le fait diaspora*. L’échec c’est un peu fort mais ça a été le cas à l’époque, Diaspora* c’est le réseau social sombre qui se traîne vraiment un très lourd passé, un projet attendu par les libristes et les autres, 200 000 dollars fumés dans la nature, un mort, enfin bref de très mauvaises bases.

Par le fait lorsque le journaleux commence à écrire son article sur Ello, il sort l’exemple historique Diaspora*, il n’a que l’embarras du choix et c’est bien là qu’on se rend compte que l’internet n’oublie rien et que la date d’une source ça compte. On nous balance en effet des articles de 2012, à l’époque nous avons tous tiré à boulet rouge sur Diaspora* moi le premier bien évidemment. Il y a donc un énorme travail de communication à faire pour expliquer que le projet n’est plus ce que c’était et pour dire ce que c’est désormais maintenant. Diaspora* est un réseau social libre, décentralisé, vous ne confiez pas vos données à une société qui finira par les vendre mais à un particulier ou une association. Le choix du pod est par le fait déterminant, on pourrait très bien imaginer un pod piège pour récupérer des données personnelles. Le fait que le réseau soit décentralisé n’est pas bloquant pour communiquer entre les pods. Vous avez bien sûr la possibilité de monter votre propre pod pour héberger vos propres données et être indépendant. A l’heure actuelle ce n’est pas simple, mais on peut imaginer que dans le futur on aura une simplification de l’installation.

Je suis actuellement sur le pod diaspora-fr.org car à l’époque c’était le seul pod français, j’y reste car il s’agit d’un pod expérimental c’est à dire que la version de diaspora* est la dernière en date, si bien que j’essuie pour les autres et avec mes collègues du crash, du bug, nécessaire pour faire avancer le projet.

Je vous invite donc si vous êtes un individu normal à vous inscrire sur le framasphère, disponible quant à lui en version stable pour avoir une expérience utilisateur optimale. Le fait que Framasoft qui est un acteur crédible fasse son propre pod aura certainement un impact déterminant pour Diaspora* en France car c’est une crédibilité qui est apportée au réseau, si c’est recommandé par Framasoft on peut espérer un effet mouton de Panurge.

Les premiers pas dans Diaspora* sont délicats, vous vous rendrez assez vite compte des problèmes du réseau. En effet pour avoir de l’information vous avez deux possibilités, suivre une personne, s’abonner à un tag. Sachez par exemple que je n’emploie jamais de tag, car j’écris vite, si bien que l’effort intellectuel que je devrais faire pour placer des hashtags me couperait net dans l’écriture. Par le fait, si vous voulez avoir les infos que je distille sur FirefoxOS ou sur d’autres choses techniques, vous êtes forcés de vous taper la totalité de mes commentaires, pédagogie, marteau piqueur, météo et le reste. De la même façon, il n’y a pas de moteur de recherche sur les contenus, seulement sur les personnes et c’est un vrai problème, car on va rater du contenu pertinent. Par exemple djib qui n’a plus de blog écrit de nombreuses astuces sur Firefox OS, dernièrement un comparatif entre la 1.3 et la 2.x, comme il poste régulièrement, ses messages finiront par tomber dans les limbes.

Diaspora* est fonctionnel, on a de vrais communautés présentes notamment celles des gros barbus Linuxiens libristes, c’est d’ailleurs intéressant car vous avez tout ce qui reste des blogueurs francophones, des membres importants de Framasoft comme Cyrille LARGILLIER ou Pyg, il faudra réellement que Aka fasse son effort de présence, que tout le monde lâche de façon définitive les twitters et autres facebooks pour d’une part être cohérent mais surtout pour favoriser l’adoption du réseau.

 screenshots

Trop de féminisme tue le féminisme

Si l’on devait définir les gens que je suis sur Diaspora*, vous ne serez pas étonnés d’apprendre que je suis tous mes collègues de la blogosphère française, que j’ai banni tous les posteurs allemands, espagnols anglais qui sont assez nombreux, pour ne suivre que les francophones. Je suis les développeurs aussi, et puis surtout je suis toutes les personnes qui me suivent, une forme de politesse sauf deux exceptions : les gens qui ne produisent aucun contenu personnel et que si contentent de reproduire le contenu des autres, ces personnes pour moi ne servent absolument à rien, une partie des femmes.

Une partie des femmes car je m’en voudrais de caricaturer la caricature, encore heureux toutes les femmes ne sont pas comme ça. Sur Diaspora* la timeline de certaines de ces dames se limite au féminisme et à dénoncer de façon systématique les atteintes qu’on fait aux femmes. Parfois quand elles s’expriment, on découvre ce que c’est qu’être une vraie femme, si on fait une péridurale, on n’est pas une vraie femme, la vraie femme doit sentir la douleur de son accouchement pour faire partie de l’équipe. Ce qui est souvent amusant c’est qu’on a l’impression de lire des hommes des vrais, dans la caricature de l’homme, le vrai, John Rambo se cicatrise avec une cartouche qui explose et du fil de pêche. A la différence, à part certains comme moi qui montrent leurs travaux de cassage de cailloux, d’autres qui brassent leur bière, j’ai l’impression que nous avons la capacité de sortir du personnage masculin pour aborder tous les thèmes.

Suis-je misogyne ? C’est la question qu’on va nécessairement se poser par les temps actuels, où les femmes et notamment dans le jeu vidéo sont poursuivies par les méchants. Et c’est d’ailleurs assez étonnant qu’on en vient à se poser cette question, je me la pose moi-même en écrivant ces lignes, et bien pas du tout. Vous ne vous posez pas la question de savoir si je suis raciste en ne conservant pas les posteurs anglophones, espagnols ou anglais car vous savez que j’ai beaucoup de mal avec les langues étrangères, vous ne vous demandez pas si je suis méprisant en ne conservant pas les copieurs / colleurs car je suis créateur de contenus originaux, alors non je ne suis pas misogyne, je ne suis tout simplement pas intéressé par l’overdose de ce type de contenu, comme les gens qui ne sont capables de parler que de sport me lassent très vite.

Réciproquement je peux comprendre qu’on ne me suive pas, qu’on ne me lise pas, car j’aborde la pédagogie, des anecdotes de classe, parfois je parle des gosses, souvent de FirefoxOS, de politique aussi, de musique avec du vieux rap, d’informatique très souvent et je peux comprendre que ces thématiques n’intéressent pas. Néanmoins si je puis comprendre qu’on ne m’aime pas, qu’on ne me suive pas, que je n’intéresse pas, on ne pourra pas dire que je suis enfermé dans une prison intellectuelle et que j’ai jeté la clé moi-même le plus loin possible pour ne pas en sortir.

S’il est indéniable que dans les communautés informatiques, du jeu vidéo, on trouve énormément de misogynie, une misogynie qui se comprend facilement car malheureusement pour certains garçons les relations avec les femmes se limitent à celles qu’ils entretiennent avec leur mère ou leur sœur, les dames de youporn, une peur de l’inconnu(e) qui se transforme en haine, en une forme de jalousie malsaine car finalement ils ne demandent qu’un peu d’amour, la meilleure défense n’est pas toujours l’attaque, ici c’est la normalité. Dans ma tribune nous avons souvent des intervenantes, je pense notamment à oupsemma toujours très pertinente dans ses commentaires, qui apporte régulièrement des compléments d’informations, et j’en passe. Jamais aucune dame n’a été raillée dans les commentaires du blog, tout simplement parce que ses lecteurs ne sont en recherche que d’une seule chose : l’information de qualité. Personne ne s’interroge en effet sur la couleur, le sexe ou l’âge des interlocuteurs, ce qui compte c’est que l’info soit bonne.

Je ne peux donc qu’inviter tout le monde à sortir des personnages pour se concentrer sur le fondamental, être soi même, vous aurez alors dans le regard des autres votre reflet, un reflet qui ne s’attache pas nécessairement à ce que vous êtes, mais à qui vous êtes.

J’ai tenté en avant première la diffusion de ce billet dans Diaspora* pour obtenir des premières réflexions, et je voulais apporter donc une précision qui est une précision technique. Je dois suivre plus de deux cents personnes et comme chaque réseau social, il a ses règles. Les gens pour exemple qui retweetent tout de façon systématique sur twitter sont souvent dégagés, de la même façon les gens qui s’approprient la timeline sont aussi dégagés, si bien qu’être suivi sur un réseau social c’est trouver avant tout le juste compromis, penser aux autres. Par le fait, lire du féminisme ne me pose aucun problème, échanger autour du féminisme non plus, avoir un individu face à moi pour qui tout n’est que féminisme c’est autre chose. J’invite juste les gens qui défendent une cause quelle qu’elle soit à ne pas saouler les gens avec leur passion car c’est le meilleur moyen de les faire fuir. Aux premières réactions dans diaspora*, négatives, on se rend compte que c’est difficile d’écrire sur ce sujet, presque culpabilisant. Pourtant je pense que c’est important pour les féministes qu’elles réalisent que le message qu’elles essaient de faire passer, s’il se résume à un martèlement n’aura d’autres conséquences que de faire fuir une partie du lectorat.