Viens avec tes légos…

J’avais prévu de donner pour titre à ce texte “Madame Michu chez les Geeks” en hommage à l’étiquette un peu restrictive, voire binaire, que certains cherchent à nous coller dans le “monde du libre“, et puis je me suis souvenue de cette phrase lue sur le flux du pod framasphère :

“On participe à la création d’un logiciel OpenSource et on utilise un logiciel Libre.”

Nous avons donc tous un vieux fond de colle “Michu“, puisque nous avons été – sommes – serons – tous utilisateurs de logiciels / systèmes libres et c’est déjà un premier principe égalitaire qui demande à être étendu. Comment s’initierait aujourd’hui une démarche vers les logiciels libres, puis vers l’OpenSource ?

Ca pourrait commencer par la recherche d’une solution à du matériel qui s’essouffle et dont on souhaite prolonger l’usage. Ou par une curiosité technique. Voire par le “hasard” d’une navigation paresseuse pour compenser un ennui intellectuel.
Peu importe car l’essentiel n’est pas de savoir pour quelle raison M ou Mme Michu entrouvre la porte du *monde libre*, mais de savoir les accueillir, les écouter, parler un langage accessible qui permette une réelle interaction et, surtout, surtout… ne pas vouloir aller trop vite. Parce que la liberté, ça peut donner le vertige. Ca peut même effrayer et faire fuir. Dans tous les cas, ça oblige le #nouveauici et la #nouvelleici à sortir de sa zone de confort. Et pas seulement eux.

Flashback

Lorsque, quelques années en arrière, on approchait le monde des “geeks”, on pouvait constater que chacun s’était plus ou moins constitué sa zone de confort, son pré carré et avait consolidé son expertise en travaillant avec ses copains… “geeks”. Et tout ça s’ébattait joyeusement entre les lignes de codes, les blagues à la c* sur irc, les poils de barbe et le bizutage des “nouveaux entrants” dans la sphère.

Seulement voilà, les sphères se sont transformées en bulles à mesure que le nombre d’entrants augmentait. Certains d’entre nous ont vécu de l’intérieur plusieurs explosions de ces bulles spéculatives. On a même fini par en sortir quelques principes généraux constants en étendant l’expérience aux mondes “du bio”, “du commerce équitable”, “de l’immobilier”, “des énergies renouvelables”… et quelques autres que je tairais ici puisqu’elles sont encore en cours.

Le premier de ces principes généraux, c’est le nombre.

Le niveau de masse critique où les spéculateurs de tout poil se mettent à baver devant le profit potentiel qu’ils pourraient générer en utilisant leurs expertises (ou celle du voisin), non pas à faciliter l’accès à la connaissance au plus grand nombre afin que chacun dispose d’une autonomie suffisante pour opérer un choix, mais au développement d’objectifs plus ou moins clairs, visant principalement à la satisfaction d’un besoin qui leur est propre.

Exemple :
(oui, c’est un blog, c’est mon article, et je parle de moi aussi)

Lorsque je suis “revenue” sur D* il y a quelques mois, j’étais Madame Michu qui cherchait une distribution légère pour installer blender et faire de l’animation 3D, voire de l’impression avec l’imprimante du “peut-être fablab local”. J’ai découvert le pod de Framasoft et une petite communauté de “geeks” qui parlaient français, entre autre. J’ai eu des réponse, un accueil amusant et efficace et, avant que j’ai eu le temps de réaliser, j’avais non seulement changé de distribution, mais aussi toutes mes applications et méthodes de travail.

De la connaissance collective de cette petite communauté, de nos échanges humains, j’ai découvert que d’autres étaient aussi passés par la difficulté à se concentrer sur l’écriture avec un écran connecté au web (la tentation de remplir pour remplir) et que des outils avaient été conçus en ce sens. Ou bien encore des applications aussi souples et exploitables que mes connexions neuronales. C’est donc que je n’étais pas seule à fonctionner ainsi. Au fil des jours, ce ne sont plus des outils “pré-formatés” qui ont dirigé mon travail, mes réflexions et mes interactions, mais l’inverse.

En quelques semaines, non seulement j’avais remis en cause près de 20 ans de méthodes, pourtant bien rodées puisque mes usages se sont adaptés à chaque évolution de fonctionnalités, mais je dispose aujourd’hui d’une autonomie suffisante pour opérer un choix d’orientation d’usages en connaissance, en conscience. A mon sens, c’est aussi ça, la liberté.

Je suis passée de mon expertise en mises en formes du contenu des autres à la production de mon propre contenu parce que des outils ET l’accueil de la communauté m’ont permis d’oser le faire. Une véritable (r)évolution personnelle dont moi seule connait l’étendue et l’effet de levier que cela induit, mais qui n’aurait pas eu lieu si j’avais été noyée dans un réseau mastodonde (fallait arriver à le placer ce mot !).

Ma question

Et donc mon questionnement du jour : Si Madame Michu arrivait aujourd’hui en ce même lieu, cette (r)évolution personnelle serait-elle possible ? Peut-on tendre vers la liberté lorsqu’on est perdu.e au milieu d’une foule qui s’ébaubie (celui-là, c’est pas mal aussi) de ce nouvel espace de jeu et dans lequel des objets communicants à la pensée pré-formatée s’installent doucement dans l’ombre ?

C’est peut-être moi et ma vision issue de mon expérience de vie, mais dans l’euphorie du moment, je me dis qu’on a un peu oublié les qualités initiales de la réalisation de Framasoft avec ce pod et qu’il risque d’être trop tard lorsque les “connaissants techniques” se réveilleront pour transmettre les essentiels à connaître afin que, celles et ceux qui le souhaitent, puissent créer un “autre ailleurs“… en forme de “mobilité connectée“, productive d’accueils plus “tempérés”, de temps d’échanges et de mises en relation vers des contenus adaptés aux recherche…

… de l’humanité quoi !

 

Alors… a-t-on atteint le niveau de masse critique sur ce pod ?

Je serais presque tentée de dire oui parce que la vague de #nouveaux inscrits depuis la campagne Dégooglisons Internet est énorme.

A tel point que j’ai du mettre un premier filtre hyper sexiste (pas bien !) en ne gardant que le tag #nouvelleici dans mon flux. Puis un second moins objectif selon le profil et les questions des nouvelles arrivantes. Enfin, pour éviter toute risque de déshumanisation, j’avais choisi, dès le début, de prendre le temps une fois par semaine de relire mon flux d’activité, de répondre aux commentaires oubliés, de faire le point sur mes contacts et d’apprendre comment utiliser les fonctionnalités du pod.

Aujourd’hui, j’ai à peine le temps d’accueillir, ma liste de contact en attente s’allonge et je lutte avec mon planning perso pour prendre le temps de faire connaissance avec les existants.

D’autant plus qu’il y a beaucoup, beaucoup de sujets intéressants qui sont abordés, qui méritent de s’y pencher et de débattre. Jusqu’alors, très peu repartageaient du contenu sans le lire, ce qui évitait les placards de posts pré-formatés dont les “junk-communicants” savent user et abuser. Même chose en ce qui concerne les nécessaires “contestataires”. Mais d’autres que moi sont bien plus férus sur ce sujet (qui a dit poilu ?).

Donc, je serais tenté de dire oui.

Mais non. Parce que ce matin, dans ma boite mel, Cyrille, qui a lu la première partie de l’article, me pose la question :

- “En gros tu prônes le communautarisme barbu ou plutôt l’équipe à taille humaine barbue pour s’occuper des gens perdus ?”

Et moi, malgré un demi-café dans les neurones, j’ai une lumière qui s’allume.

- “Les deux puisque la seconde option sera plus efficace dans l’accompagnement et la première pour conserver la liberté, le choix, la mobilité, sans pour autant perdre tous les repères précédents.. et ça permet aussi d’éviter la gurutisation… d’autant qu’enfin… ENFIN ! il y a des outils potentiellement accessibles pour le faire”

Deux cafés plus tard, c’est Péric Gouanvic qui inspire l’image du hall de gare avec son idée d’Escaliers, antichambre et vie en société.

Voilà, Framasphère c’est la gare d’Austerlitz.

Viens avec tes légos...

Culture libre et utopie technologique

La communauté du libre
La communauté du libre

Comme je l’avais annoncé, cet article aurait dû être la simple reprise d’un autre article publié il y a quelques années, sur une des multiples versions de mon blog. Mais la lecture de Christopher Lasch a profondément modifié mon point de vue. C’est à Cep, je crois, si j’ai bonne mémoire, que je dois la découverte du travail de Christopher Lasch. Et je l’en remercie. L’ensemble des citations non référencées a été emprunté au livre de C. Lash, La culture du narcissisme, édité chez Flammarion en 2006.

On s’étonnera très certainement de la tournure un peu inhabituelle de cet article. Son objet n’est pas directement la liberté logicielle. L’intention n’est pas perdre le lecteur dans des considérations annexes ou secondaires, en noyant le poisson, comme on dit. Il s’agit plutôt de l’éclairer autrement, pour sortir ou s’écarter de la stérilité des débats qui animent la communauté du libre, en élargissant un peu plus le champ de vision, la réflexion, en l’étendant à la culture, au "libre" comme phénomène ou manifestation culturelle.

Allons-y…

Il est une forme d’approximations bon marché qui circule, au sein de la communauté du libre, comme de la menue monnaie de singe. Elle est devenue si courante qu’on en viendrait même à se demander si les mots eux-mêmes ne sont pas devenus, par la force de l’usage, une forme de propriété personnelle idéalisée — qui ressemblent davantage à des béquilles ou des tuteurs — dont on tire une sorte de fierté.

Il est, en effet, assez ordinaire de parler de mouvement, à propos du "libre", même si, à bien y regarder, l’expression recouvre des entités de natures très différentes les unes des autres : associations, fondations, entreprises et autres satellites plus ou moins formels, voire des individus plus ou moins isolés. La notion de "libre" est, elle-même, employée avec un certain flou, plus ou moins volontairement ou consciemment entretenu, par oscillation entre une référence avec la licence logicielle et une notion plus ou moins générale par référence à un corpus légal plus ou moins précis (liberté d’expression, etc.).

Dans la société française d’aujourd’hui — et plus largement, la société occidentale —, tout semble fait pour entretenir l’illusion que la liberté ne supporterait aucune entrave. En guise d’illustration, on pourrait prendre des dizaines d’exemples dans la vie sociale en France (et plus au-delà) mais s’il en est un des plus caractéristiques de cette représentation erronée de la liberté, c’est bien le mouvement du libre.

Il est assez fréquent, en effet, de lire de la main même d’utilisateurs de systèmes d’exploitation (O.S.) et de logiciels libres, et même parmi les plus chevronnés, que leur liberté individuelle ne peut, fondamentalement, souffrir de se voir amputer de la possibilité d’installer ce que bon leur semble sur leur propre machine, y compris des programmes propriétaires ou privateurs. On a beau leur expliquer qu’il ne s’agit nullement de limiter leurs droits fondamentaux, que la liberté en informatique (ou dans quelque autre domaine de la vie sociale) n’est pas ce faux absolu, que la liberté logicielle, comme le concept même de liberté, est le produit d’une histoire, rien y fait. L’illusion bat son plein.

Je fais ce que je veux, comme je le veux.

Commentaire de Patrice publié sur Diaspora*, 21 octobre 2014.

Si cette erreur est si difficile à réduire, c’est très certainement parce qu’elle s’enracine très profondément chez l’individu. Cette incapacité individuelle à s’inscrire dans l’histoire, selon Christopher Lash, serait le reflet d’une société dominée par le sentiment de décadence ou de déclin (crise). La menace est devenue une préoccupation si banale et familière que plus personne ne semble aujourd’hui croire à la possibilité même de l’éviter. Nombreux sont ceux qui ont renoncé à changer la société (politique) et plus encore à la comprendre. Plus étonnante encore est la réaction face à l’imminence de l’apocalypse, comme le note Susan Sontag : dans le passé, l’anticipation apocalyptique fournissait souvent « l’occasion d’une désaffiliation radicale d’avec la société », tandis que, de nos jours, cette anticipation provoque « une réaction inappropriée », on l’accueille « sans grande agitation ». Une forme d’hallucination consensuelle.

Ce n’est pas le monde qui est perdu, c’est nous qui avons perdu le monde et le perdons incessamment ; ce n’est pas lui qui va bientôt finir, c’est nous qui sommes finis, amputés, retranchés, nous qui refusons hallucinatoirement le contact vital avec le réel.

Comité invisible, À nos amis, Éditions La fabrique, 21 octobre 2014.

C’est à un combat sans corps qu’il faut te préparer, tel que tu puisses faire front en tout cas, combat abstrait qui, au contraire des autres, s’apprend par rêverie.

— Henri Michaux, Poteaux d’angle, 1978.

L’utopie technologique et sa vision (confiante) du Progrès, dont le numérique est très certainement l’une des places fortes, sinon sa tête de pont, se combine, par une sorte de consubstantialité, à merveille avec ce sens de la fin : le culte du Progrès porte en lui, comme la nuée l’orage, le bouleversement perpétuel de l’existant, « la restructuration permanente de tout » (Comité invisible, ibid.).

Si la souffrance dégageait une énergie importante, directement utilisable, quel technicien hésiterait à ordonner de la capter, et à faire construire à cet effet des installations ?

Avec des mots de « progrès, de promotion, de besoin de la collectivité » il fermerait la bouche aux malheureux et recueillerait l’approbation de ceux qui à travers tout entendent diriger. Tu peux en être certain.

— Henri Michaux, Poteaux d’angle, 1978.

On peut, sans craindre le schématisme, ramener la norme progressiste tout entière à un seul impératif, un seul mot d’ordre, son antienne : un appel rhétorique au changement, et à la modernité et, n’ayons pas peur de le dire, dans sa version contemporaine et capitaliste (i.e., au service d’intérêts personnels et privés, voir à ce sujet l’entretien entre le philosophe Alain Badiou et l’économiste Thomas Piketty), une modernisation et une mondialisation aveugles et sourdes aux conceptions ou idées traditionnelles et vénérables (savoir-faire, artisanat, etc.). Une seule voie, une seule direction, un seul sens : une marche avant qui ne peut exister sans révolutionner constamment les instruments de production et l’ensemble des rapports sociaux, pour reprendre l’analyse de Marx.

La technologie jouant un rôle (symbolique et mystique) de réenchantement (polarité positive) dans une société qui se perçoit sur le déclin, proche de la fin (polarité négative). Guru du code, sanctuaire (à propos de la Silicon Valley), extrémiste un bon nombre d’expressions empruntées à la sphère religieuse, employées métaphoriquement dans la communauté du libre, soulignent ce rôle. L’une des représentations les plus abouties étant, très certainement, celle de RMS en Saint IGNUcius de l’église Emacs… à laquelle RMS se prête bien volontiers.

RMS Saint
Image extraite du site de RMS.

Le réseau offre, quant à lui, par sa fonction de liaison (voire de métaliaison), une localisation (lien de lieux, c’est-à-dire entre des pôles) pour la mise en scène et l’expression de cette tension (entre polarités) dans une forme religiosité immanente. Sur le réseau, dans le monde du libre, tout s’affirme sur un mode inclusif ou intériorisé : l’individu libriste se caractérise, d’abord et avant tout, par son niveau de conscience de la nécessité de reprendre le contrôle ou la maîtrise de lui-même dans une forme extensive de sa personnalité : sa machine et ses données. Dans son monde, tout ce qui advient (ou saurait advenir) doit être subordonné à cette outrance de la conscience de soi.

Une ArchLinux ce n’est pas simple. Moins simple qu’une debian, mais tu as le contrôle de A à Z de ton installation. Un grand jeu de légo ou de mécano…

Commentaire de Fred Bezies, sur l’article "La mite et le maître", 24 juin 2013.

Le monde du libre (se) nourrit (d’) une représentation assez grossière ou commune de ce qu’est un individu : une unité irréductible, distincte et (presque) autonome. On insiste beaucoup sur la liberté individuelle et sur la maîtrise de son environnement, on s’affirme ostensiblement sur un mode de relations (processus de socialisation) qui, pour se préserver, prend le caractère d’un combat (d’abord sur soi). Ce faisant, rares sont ceux à s’interroger sur l’appartenance à un ensemble humain plus vaste (le mouvement et plus au-delà) et sur cette relation d’inclusion et de détermination que l’un et l’autre entretiennent, à savoir le processus de socialisation (normes, modes d’organisation, etc.). Seule importe, le plus souvent, la (fausse, surtout aux yeux des autres) promesse d’une réalisation ou d’un accomplissement de soi. Les outils numériques offrant un formidable support (externe) pour l’expression de leurs fantasmes d’omnipotence et surtout une forme de rationalisation qui vient peupler leur univers d’images (de soi et d’objets) grandioses comme un merveilleux rempart au monde extérieur chaotique et incompréhensible sur lequel, le plus souvent, beaucoup d’entre eux ont renoncé à agir directement pour le changer (politique).

Petite astuce de pistage

Toujours en écho à mes derniers billets sur les polices fournies par Google, je vous propose une petite expérience visant à démontrer que l’on peut très facilement obtenir beaucoup d’informations sur le visiteur d’une page.

Pré-requis pour notre expérience :

  • Un serveur web, par exemple, Apache avec son module ‘rewrite‘ activé
  • l’extension pour php ‘php5-gd‘ installée et activée

Passons à notre petite expérience :

Téléchargez l’archive jointe à ce billet et décompressez-la à la racine de votre serveur web.

Maintenant, dirigez-vous vers http://localhost/fake_test/mer.jpg.
Que voyons nous ? Une jolie photo d’une île paradisiaque, et c’est tout ?

Regardons maintenant le contenu du dossier ‘fake_test‘ (en affichant les fichiers cachés) : Capture

Contre toute attente, le fichier ‘mer.jpg‘ est absent, par contre un fichier ‘island.jpg‘ est quant à lui bien présent. De même, un fichier ‘infos.txt‘, pourtant absent de l’archive est apparu.

L’astuce réside dans le fichier ‘.htaccess‘ qui re-érit l’url vers le fichier ‘mer.jpg‘ en forçant le chargement du fichier ‘fake.php‘. Ce dernier lit les informations relatives au serveur et les enregistre dans le fichier ‘infos.txt‘, puis lit et affiche le contenu du fichier ‘island.jpg‘.

Le contenu du fichier ‘infos.txt‘ n’a rien de magique en soit et je vous invite à le consulter. Je peux rapidement vous indiquer que l’on y trouve :

  • [HTTP_USER_AGENT] => l’empreinte technique de votre navigateur
  • [REMOTE_ADDR] => votre adresse IP (peut-être en local pour ce test)
  • [HTTP_REFERER] => d’où vient le visiteur (peut-être absent ici pour ce test)

Imaginez maintenant, comme tous les blogs fonctionnant sous WordPress font des appels aux polices hébergées par Google, et ce par défaut, et parfois dans l’ignorance totale des mainteneurs de ces blogs, le recoupement de ces informations permet facilement de pister les visiteurs de blogs en blogs. En gros, comme tout est centralisé, Google connait votre navigateur, votre adresse IP, le site que vous visitez. Imaginez l’enregistrement de toutes ses informations sur le long terme pour affiner votre profil…

Conclusion :

La technique utilisée est basique mais j’aurais fait la démonstration que l’on peut récupérer insidieusement des informations à un visiteur sans qu’il s’en rende compte.

Penser que des sociétés commerciales puissent nous offrir des ressources gratuitement sans aucune contre-partie n’est qu’un leurre. Sans tomber dans la paranoïa la plus totale, je vous invite à rechercher une solution à cette problématique qui sera l’objet d’un prochain billet.

Références diverses :

fake_test.tar