[invité] Comment installer… presque automatiquement un système Debian comme poste de travail (personnel ou dans un établissement scolaire) ?

Public visé : Les personnes motivées qui veulent installer un système Debian « relativement » facilement ! (Quelques notions sur le logiciel « vi » sont recommandées.)

Salut à tous. Cyrille m’a permis de publier un article donc… me voici en 1ère ligne sur le Blog Libre. ;)

Je suis enseignant (maths). J’utilise des logiciels libres depuis 15 ans. Cela correspond exactement au moment où je suis devenu prof. En effet, j’ai très vite compris que travailler sous Windows 98 Me ne serait vraiment pas une sinécure. Un exemple marquant :

Avez-vous déjà écrit un « mémoire » de stage à l’aide de Word 2000 (acheté pour l’occasion !) sous Windows 98 Me ? Hein ?! Vous avez déjà essayé ! :(

Avec les années je me suis « radicalisé » pour libérer mes outils informatiques. Au fur et à mesure, je suis passé de l’utilisation de Word 2000 avec une (pauvre) extension (dont le nom m’échappe aujourd’hui) pour écrire des mathématiques sous Windows 98 Me à l’utilisation de Writer d’Openoffice.org avec l’extension Dmaths sous Mandrake GNU/Linux pour finir sur l’utilisation de LaTeX sous Debian stable (ou Archlinux ou FreeBSD RELEASE).

Que de chemin(s) parcouru(s) ! Et je ne regrette rien. Après de multiples tests et installations (et nuits blanches !), je travaille désormais sur un système Debian GNU/Linux stable. Et oui, il est tout à fait possible de travailler sur un système Debian  : écrire des cours, surfer, imprimer, scanner… (Je teste FreeBSD depuis quelques années et ce système tend de plus en plus vers un système utilisable au niveau desktop.)

De nos jours, installer un système Debian comme poste de travail ne relève plus de l’exploit ! (J’attends avec impatience la sortie de la prochaine stable « jessie ».) Cela demande tout au plus un peu de travail. Avec de la motivation et un peu d’expérience, cela demeure tout à fait réalisable sur une machine personnelle (pas trop récente tout de même !).

À la rentrée scolaire 2013, j’ai accepté de gérer le réseau pédagogique de mon collège (2 h de décharge). J’ai vite réalisé que la gestion d’une centaine de machines me prendrai un temps considérable si je ne réagissais pas de façon efficace. (Autrement dit, si je laissais le windows préinstallé sur les vieilles machines !) J’ai donc choisi d’installer Debian stable pour remplacer de façon avantageuse les différentes variantes de Windows (XP*, Vista* voire seven dans certains cas). Dans le cadre d’un établissement scolaire, il me fallait passer d’une installation Debian « tranquille » (sur une machine personnelle) à une installation plus « experte » et « automatisée » (un « déploiement » sur une cinquantaine de vieilles machines) avec notamment la création automatique de profils utilisateurs « formatés » à l’avance pour obtenir un environnement graphique (MATE) léger, fonctionnel et facile d’utilisation. La problématique avait changé ! Pour surmonter toutes les contraintes, j’ai donc dû en apprendre davantage sur le paramétrage d’un système Debian et l’écriture de scripts BASH (installation mais aussi intégration dans un domaine contrôlé par un serveur).

Voilà ! C’est un retour d’expérience (voir l’URL du tutoriel ci-dessous) sur l’utilisation de postes de travail Debian dans un collège. Je peux enfin faire cours avec des élèves en utilisant un système Debian !!

Si vous avez des questions ? Des remarques constructives ? N’hésitez pas !

kuniyoshi

NB : Debian est partout dans mon collège (double boot ou simple boot). Il me permet aussi de sauver le système principal (Debian ou pas !) de chaque machine et donc de me simplifier la vie ;)

(1) Le lien vers un tutoriel qui décrit la façon de faire : (Ce document doit, très probablement, encore contenir des erreurs : fautes d’orthographe, phrases mal formulées ou peu claires…)

http://eoleng.ac-dijon.fr/pub/Contribs/Clients_Linux/debian_gnu_linux_wheezy_in_EOLE_scribe-v1.0.pdf

(2) Le lien vers les scripts associés au tutoriel : (Il y a bug à la c** dans un des scripts… facile à corriger) :

eoleng.ac-dijon.fr/pub/Contribs/Clients_Linux/debian_gnu_linux_wheezy_in_scribe-v1.0f.tar.gz

 

Mettre en place une routine d’écriture quotidienne et publier un article par jour, pourquoi pas, mais comment faire quand on a rien à dire ?

C’est Frédéric Nitche qui a balancé le lien dans Diaspora*, un article qui vous explique comment écrire de beaux articles de 750 mots par jour, pas facile. L’article est réellement technique, ce n’est pas une plaisanterie pour qui écrit régulièrement, je m’y reconnais facilement dans la veille bien sûr, dans les sujets variés, dans l’écriture au moment où il faut écrire, comprenez que parfois quand l’inspiration est là j’écris jusqu’à cinq articles d’avance mais le problème qui n’est absolument pas soulevé dans l’article c’est l’expérience personnelle, le vécu, comme si l’on pouvait en quelques sortes se nourrir exclusivement des aventures des autres, même si vous me ferez remarquer que certains y arrivent très bien. (Gilles ?)

Prenons un très bon exemple, le mien, qui reste un exemple que vous et moi connaissons plutôt bien. Je vous ai fait un mois de juillet euphorique avec mes différents bricolages autour du ZTE OPEN C, et là d’un coup ça se calme car je retrouve la rentrée scolaire, une certaine routine qui n’a rien d’intéressant, rien en tout cas qui me donne envie d’écrire. C’est réellement un très bon exemple, moi, car ici j’écris sous la source d’une inspiration, un article, mais dans l’ensemble ça reste rare. La grande majorité de mes articles est issue de ce que je vis, de mon expérience, la notion d’ailleurs d’expériences partagées pour le blog n’est pas anodine, c’est bien de cela dont il s’agit.

Il y a donc ici un double cercle vicieux. Si je ne vis rien je n’ai rien à raconter, si les autres ne vivent rien, je n’ai rien à commenter (spéciale dédicace à Gilles) ou à écrire. Or, on constate de façon générale un appauvrissement des contenus au niveau de la toile, quelle conclusion peut-on alors en tirer ? Pour ma part c’est simple, l’appauvrissement de la toile ne peut avoir que deux origines :

  • avec comme seule préoccupation le selfie, les vacances, le loisir, la culture de soi, les émissions de télé débiles, on fabrique de plus en plus de crétins. L’évolution des outils le prouve, on est passé de Skyblog, le truc quand même pour écrire un peu à facebook, le truc pour écrire un peu moins et montrer ses jolies photos, à twitter pour ne pas dépasser les 140 caractères et snapchat pour en arriver à l’image.
  • Pour ceux qui sont capables de dépasser la frontière du nombril, plus d’envie d’écrire, ou peut être plus gratuitement, l’envie de partager n’est plus au rendez vous.

C’est un problème. Peut être pas très apparent pour l’instant car la masse de contenus sur le web est énorme, et on se réveillera dans quelques temps pour se rendre compte que rien n’a changé, évolué, ou que tel ou tel site est fermé, un site qui apportait une information intéressante, à ce moment là on se rendra compte peut être que quelque chose ne va plus. Vous ne le voyez peut être pas pour l’instant mais moi je le vois à mon niveau dans de nombreux domaines. L’exemple de Firefox OS est vraiment significatif, nous sommes quatre pauvres pèlerins en France à tenter quelque chose, alterlibriste, genma, igor, dada, et les quelques autres que j’oublie. Et pourtant imaginez l’enjeu. Combien d’entre nous se sont plaints de ne pas avoir de téléphone avec un OS libre, il est là portant, bien présent, fonctionnel, combien se bougent réellement pour centraliser l’information ?

Alors que le partage d’informations sur le net paraissait comme un acquis, son avenir me parait largement compromis au profit des lol cats et des gens qui vendront l’information plutôt que de la diffuser librement.

Lectures aoûtiennes

Mois d’août « vancien »…

Chansons de la Terre Mourante (2e volume)
La Terre se meurt. Dans un futur lointain, l’agonie du soleil hypothèque l’avenir des humains qui ont oublié la technologie au profit de la magie. Dans cette ambiance de fin de partie, les derniers héros de l’humanité s’appellent Cugel ou Rhialto, T’saïs ou Pandelume. Ils sont mages ou voleurs, bretteurs ou escrocs, flamboyants et désespérés, et ils revivent, 60 ans après leur naissance, sous la plume des plus grands noms de l’Imaginaire.
 
En commençant le cycle de La Terre Mourante au début des années 1950, Jack Vance ne se doutait sans doute pas que ce cycle de fantasy influencerait des générations d’écrivains. George R. R. Martin et Gardner Dozois ont réuni Neil Gaiman, Tanith Lee, Tad Williams ou bien encore Lucius Shepard pour lui rendre hommage le temps d’une nouvelle.
Chronique_Vance_2
Le premier volume des chronique de la Terre Mourante était bon, j’ai continué à lire le second (en attendant le troisième tome qui devrait sortir bientôt). On continue sur le principe d’un auteur fan de Jack Vance qui écrit une nouvelle en hommage à l’auteur disparu il y a peu et son œuvre culte. C’est aussi exotique et décadent que l’original, bien écrit en général. Je me suis bien amusé à suivre les différentes aventures (mention spéciale au nain dans « Incident à Uskvosk » et au cousin de Cugel dans « La Proclamation de Sylgarmo »).
 
 
 
 
 
Le Visage du Démon 
On passe ensuite à un autre cycle très connu de Jack Vance : de la Science-Fiction pure et dure avec le cycle des prince démons
Après le cycle de Cugel, j’ai découvert les princes démons fin 2013, cela m’a plu et j’ai donc continué à suivre les aventure du sympathique et très rusé Kirth Gersen. Autre bonne surprise car je pensais que ce cycle de Jack Vance était un peu daté.
Visage_Demon
 
Kirth Gersen a juré de tuer les cinq monstres, des princes-démons, qui ont jadis massacré ses parents et réduit sa famille en esclavage. Cette quête de la vengeance va l’amener à parcourir toute la Galaxie et à découvrir des mondes aussi insolites que dangereux.
Lens Larque, son nouvel adversaire, est sans doute le plus brutal et le plus cruel. Son nom évoque pour tous un univers de supplices et de terreurs.
L’approcher, c’est dîner avec le diable.
Après Le Prince des étoiles, La Machine à tuer et Le Palais de l’amour, Le Visage du démon est le quatrième volume du célèbre cycle de Jack Vance, La Geste des princes-démons, qui en compte cinq.
Autre ambiance, toujours exotique, mais avec plus d’action. Kirth Gersen est déterminé à se venger. Ainsi, il espionne sans vergogne, utilise la ruse pour parvenir à ses fins voire élimine ses ennemis quand il n’y a pas d’autre moyens. Pas moyen de décrocher de ce roman avant la fin, il m’a captivé autant que les précédents tomes. Bref, si vous chercher de la bonne S-F classique, penchez-vous sur ce cycle disponible en poche.  
 
Au mois prochain.
NicK.