Mettre en place une routine d’écriture quotidienne et publier un article par jour, pourquoi pas, mais comment faire quand on a rien à dire ?

C’est Frédéric Nitche qui a balancé le lien dans Diaspora*, un article qui vous explique comment écrire de beaux articles de 750 mots par jour, pas facile. L’article est réellement technique, ce n’est pas une plaisanterie pour qui écrit régulièrement, je m’y reconnais facilement dans la veille bien sûr, dans les sujets variés, dans l’écriture au moment où il faut écrire, comprenez que parfois quand l’inspiration est là j’écris jusqu’à cinq articles d’avance mais le problème qui n’est absolument pas soulevé dans l’article c’est l’expérience personnelle, le vécu, comme si l’on pouvait en quelques sortes se nourrir exclusivement des aventures des autres, même si vous me ferez remarquer que certains y arrivent très bien. (Gilles ?)

Prenons un très bon exemple, le mien, qui reste un exemple que vous et moi connaissons plutôt bien. Je vous ai fait un mois de juillet euphorique avec mes différents bricolages autour du ZTE OPEN C, et là d’un coup ça se calme car je retrouve la rentrée scolaire, une certaine routine qui n’a rien d’intéressant, rien en tout cas qui me donne envie d’écrire. C’est réellement un très bon exemple, moi, car ici j’écris sous la source d’une inspiration, un article, mais dans l’ensemble ça reste rare. La grande majorité de mes articles est issue de ce que je vis, de mon expérience, la notion d’ailleurs d’expériences partagées pour le blog n’est pas anodine, c’est bien de cela dont il s’agit.

Il y a donc ici un double cercle vicieux. Si je ne vis rien je n’ai rien à raconter, si les autres ne vivent rien, je n’ai rien à commenter (spéciale dédicace à Gilles) ou à écrire. Or, on constate de façon générale un appauvrissement des contenus au niveau de la toile, quelle conclusion peut-on alors en tirer ? Pour ma part c’est simple, l’appauvrissement de la toile ne peut avoir que deux origines :

  • avec comme seule préoccupation le selfie, les vacances, le loisir, la culture de soi, les émissions de télé débiles, on fabrique de plus en plus de crétins. L’évolution des outils le prouve, on est passé de Skyblog, le truc quand même pour écrire un peu à facebook, le truc pour écrire un peu moins et montrer ses jolies photos, à twitter pour ne pas dépasser les 140 caractères et snapchat pour en arriver à l’image.
  • Pour ceux qui sont capables de dépasser la frontière du nombril, plus d’envie d’écrire, ou peut être plus gratuitement, l’envie de partager n’est plus au rendez vous.

C’est un problème. Peut être pas très apparent pour l’instant car la masse de contenus sur le web est énorme, et on se réveillera dans quelques temps pour se rendre compte que rien n’a changé, évolué, ou que tel ou tel site est fermé, un site qui apportait une information intéressante, à ce moment là on se rendra compte peut être que quelque chose ne va plus. Vous ne le voyez peut être pas pour l’instant mais moi je le vois à mon niveau dans de nombreux domaines. L’exemple de Firefox OS est vraiment significatif, nous sommes quatre pauvres pèlerins en France à tenter quelque chose, alterlibriste, genma, igor, dada, et les quelques autres que j’oublie. Et pourtant imaginez l’enjeu. Combien d’entre nous se sont plaints de ne pas avoir de téléphone avec un OS libre, il est là portant, bien présent, fonctionnel, combien se bougent réellement pour centraliser l’information ?

Alors que le partage d’informations sur le net paraissait comme un acquis, son avenir me parait largement compromis au profit des lol cats et des gens qui vendront l’information plutôt que de la diffuser librement.

Lectures aoûtiennes

Mois d’août « vancien »…

Chansons de la Terre Mourante (2e volume)
La Terre se meurt. Dans un futur lointain, l’agonie du soleil hypothèque l’avenir des humains qui ont oublié la technologie au profit de la magie. Dans cette ambiance de fin de partie, les derniers héros de l’humanité s’appellent Cugel ou Rhialto, T’saïs ou Pandelume. Ils sont mages ou voleurs, bretteurs ou escrocs, flamboyants et désespérés, et ils revivent, 60 ans après leur naissance, sous la plume des plus grands noms de l’Imaginaire.
 
En commençant le cycle de La Terre Mourante au début des années 1950, Jack Vance ne se doutait sans doute pas que ce cycle de fantasy influencerait des générations d’écrivains. George R. R. Martin et Gardner Dozois ont réuni Neil Gaiman, Tanith Lee, Tad Williams ou bien encore Lucius Shepard pour lui rendre hommage le temps d’une nouvelle.
Chronique_Vance_2
Le premier volume des chronique de la Terre Mourante était bon, j’ai continué à lire le second (en attendant le troisième tome qui devrait sortir bientôt). On continue sur le principe d’un auteur fan de Jack Vance qui écrit une nouvelle en hommage à l’auteur disparu il y a peu et son œuvre culte. C’est aussi exotique et décadent que l’original, bien écrit en général. Je me suis bien amusé à suivre les différentes aventures (mention spéciale au nain dans « Incident à Uskvosk » et au cousin de Cugel dans « La Proclamation de Sylgarmo »).
 
 
 
 
 
Le Visage du Démon 
On passe ensuite à un autre cycle très connu de Jack Vance : de la Science-Fiction pure et dure avec le cycle des prince démons
Après le cycle de Cugel, j’ai découvert les princes démons fin 2013, cela m’a plu et j’ai donc continué à suivre les aventure du sympathique et très rusé Kirth Gersen. Autre bonne surprise car je pensais que ce cycle de Jack Vance était un peu daté.
Visage_Demon
 
Kirth Gersen a juré de tuer les cinq monstres, des princes-démons, qui ont jadis massacré ses parents et réduit sa famille en esclavage. Cette quête de la vengeance va l’amener à parcourir toute la Galaxie et à découvrir des mondes aussi insolites que dangereux.
Lens Larque, son nouvel adversaire, est sans doute le plus brutal et le plus cruel. Son nom évoque pour tous un univers de supplices et de terreurs.
L’approcher, c’est dîner avec le diable.
Après Le Prince des étoiles, La Machine à tuer et Le Palais de l’amour, Le Visage du démon est le quatrième volume du célèbre cycle de Jack Vance, La Geste des princes-démons, qui en compte cinq.
Autre ambiance, toujours exotique, mais avec plus d’action. Kirth Gersen est déterminé à se venger. Ainsi, il espionne sans vergogne, utilise la ruse pour parvenir à ses fins voire élimine ses ennemis quand il n’y a pas d’autre moyens. Pas moyen de décrocher de ce roman avant la fin, il m’a captivé autant que les précédents tomes. Bref, si vous chercher de la bonne S-F classique, penchez-vous sur ce cycle disponible en poche.  
 
Au mois prochain.
NicK.
 

J’ai scanné sous Linux

Cela peut vous paraître aberrant mais mon dernier souvenir de tentative de scan sous Linux me ramène à l’époque où j’avais une vieille Canon trois en un, je pense que c’était il y a environ dix ans dans le Cantal. A l’époque j’ai souvenir d’un vieux logiciel tout dégueu qui devait être Xsane et je me souviens d’un échec particulièrement cuisant. Depuis je n’ai jamais eu besoin, je scanne de façon très ponctuelle des documents et je le fais de façon systématique depuis l’ordinateur de mon épouse. Hier profitant comme je l’indiquais de mon premier moment de solitude depuis deux mois, j’en ai profité pour scanner un manuel de physique, je l’ai fait directement depuis mon PC sous Xubuntu à partir de l’application simple scan. Simple Scan comme son nom l’indique vraiment bien, c’est particulièrement simple, la reconnaissance du scanner est immédiate. Contrairement aux autres logiciels que j’ai pu croiser sous Windows, Simple Scan fait toutes les images à la chaîne et enregistre en lot ce qui n’est pas inintéressant. Les opérations qu’on peut réaliser avec le logiciel sont rudimentaires, rotation, crop et c’est tout, en faire plus ne servirait à rien d’ailleurs, si on veut aller plus loin on utilise un logiciel de traitement d’images.

Ce qui est assez intéressant ici et il faut le noter, c’est que quel que soit votre scanner, vous aurez toujours la même interface de scan ce qui n’est pas le cas dans Windows où de façon systématique vous installez un lourd pilote avec une interface qui dépend uniquement de votre marque de scanner. On arrive donc à une uniformité quelle que soit le matériel employé, et c’est plutôt positif car le matériel peut évoluer, le logiciel quant à lui restera.

Il s’agit pour moi d’une agréable surprise, preuve que les choses évoluent sous Linux plutôt dans le bon sens.

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