Tout ne va pas si mal dans le monde du libre

C’est vrai qu’ici j’ai souvent tendance à dire du mal du libre, à tirer sur cette brave ambulance, mais vous le savez j’aime décevoir.

  • La ville de Turin passe de XP à Ubuntu et réalise une économie de 6 millions.  L’idée est simple en fait, Windows XP arrive à expiration, plutôt que d’acheter des machines neuves et de repartir sur de nouvelles licences, on est un peu malin et on passe à Ubuntu. Ce n’est pas sans rappeler la ville du Munich qui est passée sous Linux, je vous rappelle d’ailleurs que son retour à Microsoft dont on a pu parler était une vraie fausse rumeur pour laquelle je ne trouve aucune confirmation.
  • On parle d’Emmabuntus sur le site très hardware et généraliste cowcotland, avec l’aspect caritatif qui va autour, c’est positif, et c’est d’autant plus positif qu’il n’y a pas d’actualité particulière pour la distribution, que le site a plutôt tendance à parler d’autre chose que des distributions Linux. Comptoir du Hardware avait déjà fait un article en évoquant HandyLinux, de nombreux de sites l’ont fait, c’est important au delà de la multitude de distributions Linux qu’on arrive désormais à faire la part des choses et mettre en avant les projets intéressants, qui ont du sens.
  • Le MX4 sous Ubuntu Touch de Meizu débarque en décembre 2014. Même si je me suis énormément moqué du edge, cela signifie qu’il y aura un nouvel OS libre dans la partie avec FirefoxOS ça fait deux, si on voulait rire ou être trop positif on pourrait dire avec Tizen trois (rires dans la salle). Finalement Ubuntu aura enfin réussi à placer un téléphone et avec lui c’est un peu Linux qui triomphe. Par contre contrairement à FirefoxOS qui s’installe actuellement majoritairement sur des téléphones bas de gamme, on est ici sur une base de plus de 5 pouces, du 1920, 2 Gigas de RAM, ce que je qualifierai comme du haut de gamme à plus de 200 €, c’est sûr que parler de haut de gamme avec des téléphones à plus de 1000 €, ça peut faire sourire, néanmoins le décalage par exemple avec un Open C est tellement énorme qu’on comprend qu’on ne s’adresse pas au même public. C’est un pari osé car mettre plus de 200 € dans un téléphone où l’on a aucun retour sur le système d’exploitation, tout le monde ne le fera pas, d’autant plus qu’on peut se payer du Firefox OS où on a quand même beaucoup plus de retour.
  • Toulouse gagne un million d’euros avec le logiciel libre ce qui prouve qu’il n’y a pas que les capitales européennes qui ont du nez.

Le libre ne va donc pas si mal, mais de quel libre parle-t-on en fait ? Il s’agit ici du gros libre, du libre professionnel ou du libre bien structuré comme c’est le cas pour Emmabuntus, et pas du libre artisanal. Le libre va continuer à se développer et pour une simple et bonne raison, la seule qu’on pourrait conserver d’ailleurs, l’économie conséquente qu’il fait réaliser à tout le monde durant cette période de crise. Le libre amateur quant à lui n’est pas à la fête, en France en tout cas, pour preuve la blogosphère, ce qui veut dire qu’il n’y a plus qu’une solution,

SE RASSEMBLER DERRIÈRE UNE BANNIÈRE LIBRE OH JE ME DEMANDE BIEN LAQUELLE ???

Raspberry Pi ce jouet pour enfant ou cet ordinateur mono-tache

Voilà le raspberry pi va quitter mon domicile. Je pourrai laisser sa chance à l’appareil puisque désormais on voit apparaître une nouvelle raspbian, qu’on sait qu’il n’y aura pas de nouveau pi avant trois ans, que les efforts vont être faits autour du software, mais je pense qu’on peut l’affirmer au moment où j’écris ces lignes, il n’y aura pas de solution d’auto-hébergement viable pour le raspberry pi. Même avec nginx, même avec des applications sans mysql, ça rame ce qui veut dire que pour moi c’est retour à la case départ.

Bientôt un optiplex de plus à la maison ce qui veut dire qu’on en revient quasiment au retour du serveur ITX à 200 €, il y a quatre ans. Les technologies ont évolué d’un point de vue hardware et d’un point de vue software. D’un point de vue hardware j’aurai pu opter pour un brix ou un nuc, pour profiter d’un encombrement réduit, d’un bruit minimum. Néanmoins ça voudrait dire acheter une machine neuve, ça voudrait dire aussi faire le deuil d’un espace disque conséquent que je possède déjà avec mes 4 To de disque dur dans mon NAS qui lui aussi va disparaître dans la foulée pour se ramener à un appareil unique. En quatre ans l’offre logicielle, elle aussi a drastiquement évolué, on a le choix entre deux ténors de l’auto-hébergement au travers de Owncloud et de Cozycloud qui n’existaient pas à cette époque. Si Cozycloud est très récent owncloud quant à lui date de 2010 période globalement où j’ai acheté mon ancienne machine. Avec un optiplex j’aurai donc une machine silencieuse, d’occasion, et qui embarque 4To de stockage. Au niveau logiciel, je ne me pose pas de questions, ce sera owncloud et toutes ses fonctionnalités ce qui couvre la majorité des besoins de mon auto-hébergement.

Le Raspberry Pi aura été une jolie découverte, et je sais désormais ce que ça vaut, à tous les niveaux, y compris financièrement. Pour une borne d’affichage c’est correct sans être parfait, c’est relativement lent mais la mise en place est instantanée, l’utilisation facile. J’avais un problème de résolution sur une vieille télévision HDReady, qui me balançait une résolution en 600 et des brouettes. On apprend que les télévisions HDReady c’est 720p pour une résolution en 1280. Sachez qu’il est possible de forcer la résolution du pi de la façon suivante :

il suffit de modifier le fichier /boot/config.txt qui contient les informations majeures sur le pi

et de forcer selon le lien suivant : http://elinux.org/RPi_config.txt

Pour ma part j’ai choisi :

hdmi_group=1
hdmi_mode=4

Ça passe directement sans aucun problème.

Le raspberry pi c’est bien mais pas pour tout faire, pas pour faire grand chose en fait, le tout c’est de le savoir.

Bédés

Le casse est une série finie en 6 tomes indépendants qui comme son nom l’indique, présente à chaque fois, un casse, un gros coup.

  • le premier tome c’est un vol de diamant en Sibérie, réellement excellent,
  • le second tome c’est le plus particulier de la série, il s’agit de Marie-Madeleine et Jacques qui tentent de monter un coup pour sauver le Christ à la suite de sa crucifixion. C’est un tome osé de par le contexte historique et ce qui m’a particulièrement gêné c’est le vocabulaire grossier qui est utilisé, le rythme aussi, c’est long,
  • Dans les années 60, les mafias américaines s’associent pour planquer des millions, la voiture n’arrivera jamais à destination. Le responsable du casse serait un homme noir en prison, une force de la nature, un homme brutal, passionné de soul. Un membre de la famille va tenter sa chance en infiltrant la cellule de l’homme pour savoir où est planqué le magot.
  • Le quatrième tome se situe en Grande Bretagne, dans la période Sex Drug and Rock And Roll. Quelques bons moments, mais la bédé reste confuse, poussive.
  • Gold Rush c’est l’histoire d’une vengeance au far west, des hommes décident de se venger de leur tortionnaire en volant la plus grosse pépite jamais extraite. Un excellent western.
  • Le dernier tome nous présente un tueur du troisième Reich, un homme implacable et déterminé qui tout en menant ses actions pour le parti monte un coup qu’on ne découvrira qu’à la fin, un très bon album.

Le thème de la série, les lieux, les époques, c’est original, on regrette toutefois que les albums ne soient pas d’un niveau égal.

101012_cLes aigles de Rome se déroulent dans la Rome antique comme on peut s’en douter, ambiance Peplum et compagnie. Les romains qui sont trop fort viennent de mettre la pâtée aux germains et pour être sûrs de leur alliance spontanée et de longue durée, ils prennent des otages. Parmi eux un ado, fils de chef de clan qui se retrouve à Rome pour être éduqué par un ancien général qui a aussi un fils du même âge. Très rapidement les deux garçons vont se détester pour finir les meilleurs amis du monde. Au fil des quatre tomes, on va les voir grandir, s’affirmer en tant que guerrier, subir leurs inintéressants problèmes amoureux mais surtout devoir s’affronter, en effet le premier est en train de rassembler les tribus germaniques pour mettre la pâtée aux romains pendant que le second reste fidèle à sa patrie, mais que vont devenir les deux amis, oh mon Dieu, je me le demande. Actuellement en quatre tomes, les Aigles de Rome font partie des bédés qu’on achète par faiblesse car le dessinateur c’est Marini à qui l’on doit les aventures d’Olivier Varèse, Rapaces, ou le Scorpion, c’est à dire un type qui dessine comme un Dieu grec ou romain dans le cas présent. Le problème c’est que l’histoire même si elle se laisse lire n’est pas à la hauteur du dessin, trop classique, des personnages trop similaires, l’aspect romantique placé dans cette histoire donne un côté artificiel, qui sonne faux. Alors nécessairement quand on voit la qualité des planches, on est partagé, mais pour moi les aigles de Rome reste avant tout une jolie coquille bien vide.

Couv_68233Un médecin qui travaille au Brésil pour les pauvres apprend le décès de ses parents qu’il n’avait pas revu depuis de nombreuses années, en effet champion de sabre, il en a profité pour fuir l’Allemagne de l’Est. Depuis la chute du mur de Berlin est passée par là et il « profite » de l’occasion pour retrouver sa sœur. Il n’était pas en très bon terme avec ses parents, il ne traîne donc pas et repart vers ses « patients », avec quelques broutilles dont un dessin à lui qu’il avait réalisé adolescent. Pendant le voyage, il casse le cadre et se rend compte qu’à l’intérieur se trouve un morceau d’étoffe avec une lettre hébraïque qui va le mener dans une aventure abracadabrantesque. Bon je spoile un peu pour vous donner envie ou pas. En fait il y a 5 morceaux d’étoffe, un partage réalisé par 5 gars pendant la guerre qui sont tombés sur une masse considérable d’objets d’arts, des millions et des millions qu’ils décident de planquer dans une banque Suisse avec la complicité d’un de leurs amis. Plutôt que de vivre comme des nababs à la sortie de la guerre, ils décident de faire fructifier l’argent afin qu’un jour ils aient tellement de fric qu’ils puissent bouleverser la société pour la faire basculer dans un truc de bien. L’idée du cercle de Minsk est intéressante, certains cliffhanger sont bien amenés néanmoins cinq tomes c’est trop. L’histoire se perd dans des détails qui n’ont pas d’importance, elle tire en longueur, on notera aussi un dessin pas top niveau, pour avoir au final une bande dessinée moyenne.

cercledeminsk01